Un penchant pour le salix

par Julien Bourbeau

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Un penchant pour le Salix

On dirait un arbre

Comme flâneur

*

Un sourcier

Un paysagiste,

Un rêveur

Un remarquable

Un sepulcralis

Un hybride

Un Métis…

Triste comme Ovide

Un Ancien

*

Je retrouve une note de terrain, écrite dans le cadre d’un retour du flâneur au sujet des «Parcs et Square».

Pourquoi la vue d’un arbre coupé dans un parc nous émeut-elle?

C’est peut-être parce que la flore urbaine rappelle aux citadins les liens qui unissaient l’homme à la terre, comme le suggère Pierre Sansot dans son ouvrage Jardins publics :

«C’est dans un jardin, peut-être plus que partout ailleurs, que le citadin prend conscience qu’il a réellement tranché les liens qui unissaient l’homme à la terre. Le jardin commence et marque à la fois l’avènement d’un temps où l’homme n’aura plus à se pencher vers la terre, une bêche à la main, où seuls une fleur et son parfum délicat pourront éventuellement lui arracher un tel geste.»

Si la vue d’un arbre abattu nous est insupportable, serait-ce justement parce qu’elle porte atteinte à cette mémoire?

Je redécouvre des flâneurs de parc attirés par les arbres.  Le saule, plus précisément.

 

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