Salix, les moyens du bord

par Julien Bourbeau

Le 15 juillet 2014. Mădălina et moi avons entamé plus des deux tiers du parcours cyclotouriste le long du lac Ontario. Après avoir passé 14 jours sur la route et avalé plus de 800 kilomètres du Waterfront Trail, nous nous sommes endurcis et aguerris vis-à-vis des aléas et des intempéries.  Extrait du récit :

Nous quittons Brockville sous une pluie ennuyante.  Mais quelques éclaircies nous font garder espoir d’arriver en fin d’après-midi à Long Sault un peu moins trempés.

Après 45 kilomètres, la pluie s’affaiblit, puis cesse. Mais se poursuivent les éclaboussures de la route qui pincent et tapissent nos mollets. C’est la mi-journée, il faut donc s’arrêter quelque part, se dégommer un peu, reprendre des forces et savourer les sandwichs que nous transportons dans nos sacoches.

Cet endroit se nomme Iroquois.  La météo demeure maussade : la plage est déserte. Le fleuve, timide. Deux tables à pique-nique esseulées. Et un saule pleureur. Pas d’Iroquois?! Un vent de travers.

J’en profite pour faire sécher nos toiles étanches qui couvrent nos sacoches. Une corde à linge improvisée : je noue le cordon de la toile à un rameau tombant du saule. Et le vent s’occupe du reste.

C’est l’usage insolite du saule que je partage ici !

Sur la route, on prend les moyens du bord.

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Dernier ajout : sur la route, j’aime bien casser la croûte près d’un plan d’eau sous un saule… Ci-dessous, lors de l’été 2018, à Sainte-Catherine-d’Alexandrie.

lac

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