Par la lucarne

par Amélie Hébert-Chaput

Le vitrage ramène tous les sens à la vue
Sur ce massif qui meuble le jardin, fier vigile
Dans son costume d’écorce, trop petit devenu
Fenêtre sur un tableau presque immobile

Au simple passage il n’apparaît que le marbre
Mais de la couronne jusqu’à l’ancre ourlée
Rien de moins statufié que cet arbre
Acteur dans la trame du quartier

Attarder le regard par la lucarne

Se révèle ce que le banal en soi dissimule
La singularité requiert l’espace du temps
Pour que le manège en giration se délie de la pendule
Pour capter l’invitation au sursis, au répit, un instant

C’est dans un entrebâillement de l’écoutille
Que le son, la brise, puis l’odeur se joignent à la couleur
Dans la portée des branches qui s’écarquillent
Ranimant le lien d’affection de sa valeur

Accorder les sens par la lucarne

Saisissant son ampleur qui dépasse sa parure, d’une perception
Parmi les multiples histoires des divers points de vue en orbite
De la galerie à l’atelier, de la véranda au balcon
D’une présence qu’à leur façon, le voisinage profite

Au coup de sabord s’adresse un appel attractif
Offrant un siège à l’état d’esprit pour la capture
De l’univers dégagé de cet arbre, sensoriel et lénitif,
Gravitant autour de sa tranquille nature

 

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