Forêt tasmanienne

par Suzanne Rochette

En Tasmanie, la nature est reine. De la jungle à la montagne en passant par les plaines arides, l’île australienne est fascinante. La forêt n’est pas en reste. À quelques heures d’Hobart, la capitale, la réserve naturelle du Mont Field m’ouvre les bras.

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Un chemin balisé m’invite, à travers palmiers et fougères, à découvrir le calme et la paix de cette nature apprivoisée. A l’abri de la chaleur, je m’éloigne un peu plus de la civilisation. La douce mélodie de la rivière qui longe ma route apaise mes pensées. Perchés sur les hauteurs, les oiseaux semblent quant à eux en pleine discussion.

Protégés de la lumière par une végétation grandissante, je profite de la fraîcheur agréable des lieux pour immortaliser cet instant magique. Au loin, le bruit d’une eau agitée s’intensifie et je devine les traits d’une grande cascade. Ses marches, cachées entre les eucalyptus, sont imposantes. Une fois parvenue à son sommet, je contemple la vue dégagée sur l’immense forêt.

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La balade se poursuit dans un décor plus épuré. Mes pas déliés crépitent sur les brindilles et les feuilles jonchées sur le sol.  Brisant le silence, je suis l’élément perturbateur de cet univers végétal. A l’arrêt, je prends une longue respiration et ferme les yeux pour retrouver une certaine harmonie avec mon hôte. La brise caresse ma peau et libère mes sens. Soudain, je devine la présence d’un corps animé dans les buissons. Devant moi, un wallaby se restaure près d’une souche d’arbre. Un large sourire se dessine sur mon visage face à la beauté du spectacle. Effrayé par une touriste un peu trop curieuse, le marsupial s’échappe en bondissant.

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Je poursuis ma route, vers la forêt des grands arbres. Les vestiges de ces âmes centenaires et leurs troncs abattus nous rappellent à la fragilité de la nature face aux éléments.

Dans les profondeurs de la forêt, les eucalyptus géants sont les survivants de l’impitoyable sélection naturelle. Levant la tête vers le ciel, je distingue à peine la cime de ces géants. Envahie par un mélange de pesanteur et de vertige, je presse le pas pour retrouver la civilisation. Après cette longue balade, je quitte la forêt et ses nombreux habitants au soleil couchant, les yeux remplis de couleurs.

sdr

 

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